Mouvement lycéen : Non aux violences policières ! Des moyens pour l’école publique et des droits pour notre jeunesse !

Déclaration de l’Union Générale FERC-CGT des personnels des MJC
et de leurs fédérations
11 Octobre 2026

Mouvement lycéen :
Non aux violences policières !
Des moyens pour l’école publique et des droits pour notre jeunesse !

 

Le mouvement lycéen de ce mois d’octobre 2026 ne doit pas être réduit par le gouvernement et les médias à des questions de discipline et d’affrontements avec la police.
Ce mouvement révèle un malaise profond de notre jeunesse, une inquiétude face à l’avenir et un sentiment d’abandon de la promesse républicaine à leur égard.
En se mobilisant comme ils l’ont fait, les lycéennes et les lycéens réclament d’être respectés et associés aux décisions qui les concernent au premier chef.

Pour nous, Union Générale du syndicat FERC-CGT des personnels des MJC, la réponse à ce mouvement ne peut pas être la répression et le mépris. Elle doit d’abord reposer sur plus de moyens donnés à l’école publique et à la reconnaissance de la citoyenneté des jeunes.

Nous dénonçons avec vigueur les violences policières et exigeons le respect des droits des lycéens qui sont la liberté de réunion, l’expression collective de leurs revendications et la garantie du droit de manifester dans la sécurité de toutes et tous. Nous les soutenons pour dire que l’école publique doit disposer des moyens humains, matériels et pédagogiques nécessaires afin d’offrir à notre jeunesse une scolarité exemplaire. Nous les soutenons pareillement dans leur refus de « PARCOURSUP » pour recueillir et gérer leurs vœux d’affectation. Ce système les discrimine pour pallier le manque d’établissements d’enseignements supérieurs ce qui contrevient au droit d’accès conformément à ce que stipule le Code de l’Education.

En tant que syndicat des MJC, nous réaffirmons toutefois que l’école ne peut pas se contenter de transmettre des connaissances, orienter et préparer aux examens. Elle doit également aider les jeunes à comprendre le monde, leur permettre de confronter leurs idées, construire leur sens critique et prendre leur place dans une citoyenneté active.
Former des citoyens, ce n’est pas seulement enseigner les principes de la démocratie mais faire vivre ces principes au quotidien.

C’est pourquoi nous demandons que la parole des lycéens mobilisés soit entendue et que leurs revendications soient étudiées collectivement avec les équipes éducatives et l’institution scolaire. La vie lycéenne ne peut se limiter à des instances formelles et à des consultations sans suite comme tente de le faire le gouvernement. Les jeunes doivent participer aux décisions concernant leur établissement, le système éducatif, proposer des initiatives et exercer des responsabilités.

Depuis leur création, les MJC défendent l’expérimentation éducative, sociale et culturelle. L’éducation populaire affirme que chacun des savoirs acquis fonde une expérience et des capacités d’agir. Elle permet de dépasser les oppositions et de transformer les problèmes en actions collectives pour les résoudre. L’UG FERC CGT des MJC revendique le fait qu’à travers leurs professionnels et leurs bénévoles, les MJC doivent y contribuer en partenariat avec les établissements scolaires et les parents d’élèves dans une alliance commune.

Faisons des lycées des lieux de d’émancipation et de citoyenneté vivante. Faisons de l’éducation populaire et des MJC des partenaires complémentaires de ces démarches pédagogiques.

Une jeunesse que l’on n’écoute pas et qu’on dénigre en la violentant est mise à l’écart de la citoyenneté. Une jeunesse qui peut débattre, décider et agir devient une force agissante pour la société toute entière.

L’UG FERC-CGT continuera comme elle l’a déjà fait de participer aux temps de mobilisation et d’action à venir et appelle toutes les MJC de France de soutenir ce mouvement.