Convention FR FFMJC 1972

La convention collective FR/FFMJC a aujourd’hui 37 ans.

Signée le 12 Février 1972 par Claude DADE-BRENJOT pour la CGT et Paul JARGOT pour les FRMJC et la FFMJC, elle a été la première convention collective du secteur d’activité de l’Education Populaire.Sa mise en place a constitué pour les personnels et les MJC, un acte de première importance.

En instaurant des garanties collectives communes à tous les personnels des FR et de la FFMJC, et en particulier aux directrices et directeurs de MJC mis à disposition des associations locales sur l’ensemble du territoire, elle ouvrait des espaces de reconstruction de l’unité des MJC dans les FR et la FFMJC, affaiblies par une scission et un démantèlement imposé en 1969-1970 par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Joseph COMITI, de triste mémoire.
La convention collective de 1972 a permis des avancées sociales et démocratiques incontestables.Celles de la grille unique de rémunération, du mouvement annuel des personnels, de l’amélioration substantielle des dispositions légales relatives aux congés de maternité, , et pour tous, des indemnités de départ à la retraite, etc…, Celle de la cogestion incluant le partenaire personnel par la reconnaissance de sa citoyenneté dans l’entreprise associative…, Celle du droit syndical avec l’ouverture de postes de permanents syndicaux pour les syndicats les plus représentatifs. Ce qui a permis à la CGT d’organiser les salariés pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux.
La convention collective de 1972 est utile au développement et à la défense du projet démocratique d’Education Populaire des MJC et de leurs Fédérations.Elle est utile aux personnels des associations MJC et à leurs syndicats pour négocier des accords d’entreprise.
Au cours de ces 37 années, la convention collective de 1972 a rencontré des soutiens, mais aussi des détracteurs. Il a fallu alors toute la vigilance de l’UG CGT MJC et l’opiniâtreté des personnels avec leurs DP CGT dans les instances pour la faire respecter et défendre son existence menacée. Les tentatives de remises en cause n’ont pas manqué.La plus violente est intervenue en 1988, avec l’agression portée aux conventions et accords collectifs d’entreprises du secteur d’activité -FRANCAS, CEMEA, Ligue de l’Enseignement et Fédérations des Œuvres Laïques, Foyers de Jeunes Travailleurs,…- par le Ministre du Travail, Pierre BEREGOVOY. Celui-ci, soutenu par les fédérations nationales d’Education Populaire et le Ministère de la Jeunesse et des Sports, imposait la mise en place de la convention collective étendue de l’animation socioculturelle qui ouvrait le secteur d‘activité au marché du travail et révisait à la baisse les acquis des accords existants.Une opération gouvernementale qui ouvrait la voie à leur dénonciation. Ce qui fut fait.
Seule la convention collective de 1972, défendue par les luttes des personnels avec la CGT, a résisté.Et pourtant, elle allait être dénoncée à trois reprises par des directions de FRMJC, puis être réhabilitée par des décisions de justice que la CGT avait saisie. En 1994, les personnels des FRMJC Bretagne, Champagne-Ardenne, Grenoble, Ile de France et Lyon étaient exclus de l’application des dispositions contenues dans la convention collective de 1972, toujours en vigueur à la FFMJC. Le déficit social pour les fédérations de la scission n’est pas irréversible.
C’est pourquoi l’UG CGT MJC invite les personnels à la lutte pour son application et sa défense, en retrouvant le chemin de l’unité entre toutes les MJC de France.